les plénières


le lundi 11 juin


8 h 30 à 9 h  Cérémonie d'ouverture


9 h 15 à 10 h  Timothy Merlis:
Les changements robustes dans la circulation atmosphérique entraînés par le rayonnement : résultats issus de la « hiérarchie diabatique » des modèles de climat.

résumé: La modification de la circulation atmosphérique dans les scénarios de réchauffement planétaire représente un facteur critique de la manifestation régionale des changements climatiques. Dans cet exposé, je discute du rôle important du couplage rayonnement-circulation pour déterminer la réaction de la circulation atmosphérique à grande échelle selon l’augmentation du dioxyde de carbone. Dans les régions tropicales et extratropicales, la distribution climatologique des nuages et ses effets sur le rayonnement fournissent des mécanismes robustes sous-tendant la modification de la circulation. Ces mécanismes ont été isolés à l’aide d’une approche hiérarchique de la simulation du climat, dans laquelle l’effet radiatif des nuages est activé ou désactivé selon différentes configurations de modèles atmosphériques qui comprennent une « hiérarchie diabatique ».


biographie: Timothy Merlis est professeur au département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill depuis 2013. Il est titulaire d’une chaire de recherche du Canada (niveau 2) en dynamique de l’atmosphère et du climat. Après avoir obtenu un doctorat du California Institute of Technology et une bourse de recherche postdoctorale de l’Université de Princeton et du Geophysical Fluid Dynamics Laboratory, il a reçu le prix James Holton de l’American Geophysical Union en 2014 pour ses travaux de recherche scientifique et ses réalisations exceptionnels en tant que scientifique en début de carrière dans le domaine de l’atmosphère. Ses travaux visent à exposer les mécanismes physiques qui sous-tendent les changements climatiques.


le mardi juin 12


8 h 30 à 9 h 15  James Drummond: La recherche atmosphérique au Laboratoire de recherche atmosphérique dans l’environnement polaire (PEARL)

résumé: Le Laboratoire de recherche atmosphérique dans l’environnement polaire (PEARL) à Eureka (Nunavut) se trouve à 80 degrés de latitude nord, ce qui correspond à peu près à la latitude centrale de l’île d’Ellesmere. Il se situe donc à 1100 km du pôle. Eureka abrite une station météorologique d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) depuis 1947. En 2005, des chercheurs universitaires et gouvernementaux formant un groupe informel appelé Réseau canadien pour la détection des changements atmosphériques (CANDAC) ont considérablement augmenté l’équipement et le champ de recherche de l’installation existante et l’ont renommée PEARL. Le PEARL est un observatoire atmosphérique qui fonctionne toute l’année et abrite plus de 25 instruments de recherche exploitables à distance et sur place. Le grand nombre de mesures simultanées relevées au PEARL offrent la rare possibilité de détecter entre les phénomènes atmosphériques des liens qui passeraient inaperçus dans le cadre d’un programme ciblé et de petite envergure. Le soutien qu’offrent les diverses équipes, ainsi que les ressources et le soutien technique qu’on retrouve sur place contribuent au succès global de cette entreprise, et fournissent également un environnement d’apprentissage très efficace pour les étudiants et les jeunes chercheurs travaillant dans un environnement autrement difficile à mesurer.
Actuellement, le PEARL participe principalement au réseau Probing the Atmosphere of the High Arctic (PAHA) du Programme de recherche sur les changements climatiques et l’atmosphère (RCCA) du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). En outre, l’annonce ministérielle de novembre 2017 confirme 18 mois de financement continu jusqu’à l’automne 2019. Cet exposé présentera des travaux menés au PEARL, tout en soulignant quelques embûches et succès concrets, et en faisant des liens avec l’histoire et avec d’autres problèmes liés à l’exploitation d’un observatoire de recherche, 365 jours par année, 24 heures sur 24, près du bout du monde. Le PEARL reçoit actuellement le soutien du CRSNG, d’ECCC et de l’Agence spatiale canadienne.

biographie: James R. Drummond, M. A., Ph. D., FRSC, est diplômé de l’Université d’Oxford en Angleterre. Il a été professeur au département de physique de l’Université de Toronto pendant 27 ans, puis titulaire d’une chaire de recherche du Canada en télédétection de l’atmosphère au département de physique et de sciences atmosphériques de l’Université Dalhousie jusqu’à sa retraite, prise récemment. Il est actuellement chercheur principal dans le cadre de la mesure de la pollution dans la troposphère (MOPITT) à partir d’un instrument embarqué sur le satellite Terra; co-chercheur en matière d’instruments embarqués sur le satellite canadien SciSat; chercheur principal au Laboratoire de recherche atmosphérique dans l’environnement polaire (PEARL) à Eureka (Nunavut); président-fondateur du Réseau canadien d’opérateurs de recherche nordique (RCORN); président du Forum of Arctic Research Operators (FARO); et représentant canadien au sein de diverses organisations internationales.


9 h 15 à 10 h  Eriel Tchekwie Deranger: Inidigenous Climate Action

résumé: Que ce soit localement ou dans le cadre de la CCNUCC, les peuples autochtones s’efforcent de faire en sorte que la reconnaissance de leurs droits inhérents soit incluse, défendue et respectée dans l’élaboration de politiques et de solutions pour faire face aux changements climatiques. Les peuples autochtones représentent 5 % de la population mondiale, mais les terres et territoires autochtones reconnus représentent 80 % de la biodiversité mondiale, une biodiversité essentielle à la stabilisation du climat. Les communautés autochtones sont souvent considérées comme les premières à être touchées par la crise du climat, parallèlement, bon nombre d’entre elles possèdent des connaissances et une compréhension inestimables du monde naturel, qui sont maintenant considérées comme essentielles pour trouver des solutions à notre planète en évolution. Cette séance explorera de quelle façon le savoir, l’expertise et les droits des Autochtones peuvent servir de catalyseurs pour changer la manière dont nous définissons les solutions, les stratégies d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, et les paramètres de la science occidentale.

biographie: Indigenous Climate Action souhaite la bienvenue à Eriel Tchekwie Deranger, première directrice générale de l’organisation, depuis août 2017. Mme Deranger est membre fondatrice d’Indigenous Climate Action (ICA). Pendant deux ans, elle a occupé le poste de directrice par intérim et a contribué à définir l’orientation stratégique de l’organisation. Membre de la Première Nation des Chipewyans d’Athabasca, Mme Deranger est largement connue pour sa contestation de l’exploitation des combustibles fossiles et son soutien de la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Eriel possède une expérience considérable en matière de justice environnementale et de droits des autochtones au sein d’organisations comme l’Indigenous Environmental Network (IEN), le Rainforest Action Network (RAN), la Federation of Saskatchewan Indian Nations (FSIN) ainsi qu’au sein de sa propre Nation. Elle est également mariée et mère de deux enfants.


le mercredi juin 13


8 h 30 à 9 h 15  Roberta Hamme: Observer la respiration de l’océan

résumé: Les concentrations d’oxygène et de carbone dans l’océan touchent des enjeux fondamentaux et d’importance pour la société, par exemple, la quantité de carbone anthropique que l’océan absorbe, quel organisme se développe dans quel endroit, et bien plus. Le cycle annuel d’absorption et de rejet de ces gaz par l’océan est, en un sens, la respiration de l’océan. Cette « respiration », les gaz absorbés par l’océan, ne peut atteindre les profondeurs de la mer que dans les quelques régions où les conditions hivernales entraînent l’augmentation de la densité des eaux de surface. Toutefois, ces conditions hivernales rendent difficile l’observation directe de ce processus « respiratoire ». Je présenterai les observations issues des nouvelles technologies déployées pour combler cette lacune en matière d’observation et renforcées par des mesures prises à partir de navires. Je me concentrerai sur l’une des rares régions de formation d’eau profonde au monde, la mer du Labrador, qui fait l’objet d’intenses recherches au Canada. Les mesures d’oxygène que relèvent les capteurs embarqués sur les flotteurs BGC-Argo (Argo-biogéochimique) montrent qu’en hiver l’eau ne reste pas assez longtemps en contact avec l’atmosphère pour absorber l’oxygène à son plein potentiel et que la mer du Labrador est une région d’absorption nette d’oxygène, principalement en hiver. Il a été proposé que le Canada participe à un important programme international visant à déployer des flotteurs BGC-Argo dans les océans du monde entier. Les mesures de dioxyde de carbone prises par un profileur (SeaCycler) et à partir de mouillages démontrent que la mer du Labrador est aussi une région d’absorption nette de carbone, principalement en été. Des initiatives visant à déployer SeaCycler sont en cours afin de recueillir des observations sur plusieurs années. La combinaison de ces nouvelles technologies avec les mesures de gaz rares, d’oxygène et de carbone que relève annuellement Pêches et Océans Canada dans la mer du Labrador, à partir de navires, donne un aperçu de la respiration de l’océan.

biographie: Roberta Hamme est une océanographe-chimiste qui étudie le cycle du carbone marin. Elle s’efforce de comprendre et de quantifier les mécanismes naturels qui transportent le carbone de la surface de l’océan vers les profondeurs et qui réduisent ainsi les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Ses principaux outils sont des mesures de haute précision de gaz dissous, tant de gaz bioactifs comme l’oxygène que de gaz inertes comme le néon, l’argon et le krypton. Ses travaux actuels comprennent l’élaboration de méthodes permettant de quantifier le degré d’équilibre entre les gaz et l’atmosphère avant que l’eau de surface ne se déplace vers l’intérieur de l’océan, la mesure de la productivité de l’océan à partir de données d’oxygène et la détermination du degré de dénitrification de l’océan (transformation du nitrate biodisponible en azote gazeux non disponible). Elle est titulaire d’une chaire de recherche du Canada en dynamique du carbone océanique à l’École des sciences de la Terre et des océans de l’Université de Victoria.


9 h 15 à 10 h  Amy Mathews Amos: Abattre les barrières : la communication de la science en ces temps de fausses vérités

résumé: Le simple fait de partager vos connaissances scientifiques ne signifie pas que votre auditoire comprendra ou s’intéressera à votre travail. S’appuyant sur les plus récentes recherches sur la communication scientifique, cette séance explorera les erreurs courantes que les scientifiques commettent dans la communication de leurs travaux et fournira des outils pratiques et des conseils sur la façon de rendre les résultats scientifiques accessibles à divers publics. Les sujets abordés incluent : comprendre votre auditoire, l’importance de l’écoute et la façon d’utiliser la « boîte à messages » de COMPASS pour distiller et encadrer des sujets scientifiques complexes. Possibilité de discussion et de questions.

biographie: Amy Mathews Amos est une instructrice en communication scientifique chez COMPASS. Amy aide les scientifiques à naviguer dans les mondes mystérieux du journalisme et des politiques gouvernementales, en leur donnant les outils et la confiance nécessaires pour partager efficacement leur expertise avec le grand public. Pour ce faire, elle s’appuie sur des dizaines d’années d’expérience professionnelle à l’interface des sciences de l’environnement et des politiques gouvernementales. Cette expérience se fonde premièrement sur son diplôme de premier cycle du département de ressources naturelles de l’Université Cornell, puis sur des diplômes d’études supérieures en sciences de l’environnement et en affaires publiques de l’Université de l’Indiana. Son expertise s’est enrichie pendant plus de 25 ans, tandis qu’elle travaillait à Washington D.C. pour le Government Accountability Office du Congrès des États-Unis, des organismes de conservation, une société scientifique et des fondations caritatives. En 2013, Amy a obtenu une maîtrise en rédaction scientifique et médicale de l’Université Johns Hopkins et a entamé une nouvelle étape professionnelle en tant que rédactrice indépendante. Ses articles sur l’environnement et la santé ont paru dans The Washington Post, Scientific American, Pacific Standard, High Country News et d’autres publications. Amy perfectionne également ses talents de conteuse chaque année en tant que membre du comité de sélection de films pour l’American Conservation Film Festival. Lorsqu’elle ne tape pas frénétiquement sur son clavier d’ordinateur, Amy passe le plus de temps possible à l’extérieur, en randonnée, en kayak et à observer la faune.


le jeudi juin 14


8 h 30 à 9 h 15  Kimberley Davies:
Un avenir incertain: la lutte des baleines noires contre l'environnement, biologie et urbanisation des océans


résumé: Les baleines noires de l'Atlantique Nord (Eubalaena glacialis) sont des animaux emblématiques du Canada qui sont devenus mondialement reconnus en tant qu'enfant-vedette pour les impacts des activités humaines sur les milieux côtiers. Au cours de cette séance plénière, je discuterai des adaptations biologiques que les baleines noires utilisent pour faire face à une ressource éparse et éphémère de proies zooplanctoniques. Ces adaptations rendent les baleines noires extrêmement vulnérables à certaines activités humaines telles que la pêche et l'expédition, encore plus que d'autres grandes baleines. Je vais expliquer comment les changements récents dans l'environnement océanique au Canada mettre en péril l'avenir de ces animaux en influant à la fois la biologie de leur population et les risques associés aux activités humaines. En allant de l’avant, des efforts de collaboration sans précédent sont en cours pour tenter d’améliorer les l’avenir incertain de cette espèce.

biographie:
Kimberley est une chercheuse postdoctorale en océanographie à l'université Dalhousie. Elle a obtenu un baccalauréat en biologie de l'université de Victoria et un doctorat en océanographie à Dalhousie. Elle a reçu plusieurs récompenses pour son travail, notamment la bourse postdoctorale Liber Ero en recherche sur la conservation en 2015, suivie par le prix du chercheur océanographique en début de carrière CNC-SCOR en 2017. Elle a entrepris des recherches sur les baleines noires en 2007 dans le but d'améliorer notre compréhension des processus environnementaux et biologiques qui influencent leur utilisation de l'habitat dans les eaux canadiennes. Ses recherches et publications couvrent divers domaines, notamment les facteurs environnementaux structurant les regroupements de proies des baleines noires et la connectivité des habitats, les relations de contenu énergétique universel, les processus contrôlant la migration des baleines et les nouveaux outils d'échantillonnage. En 2014, elle a lancé l'expérience Baleines, Habitat et Écoute, un programme de recherche collaboratif de 8 ans cofinancé par le gouvernement, les ONG et l'industrie qui vise à améliorer les connaissances sur les relations baleines-habitat et la gestion adaptative de la conservation des baleines noires à l’aide de surveillance acoustique dans le temps. Ce projet a contribué à la découverte d'un nouvel habitat de la baleine noire dans le golfe du Saint-Laurent. Son travail a produit de nouvelles idées océanographiques, marines-écologiques et marines-mammifères et a conduit à une politique de conservation efficace et pratique. Elle s'est engagée à faire participer le public et les décideurs à la prise de décisions fondée sur la science et à la conservation des océans.




9 h 15 à 10 h  Kevin Quigley: L’analyse des risques à l’interface science-politique : de limitée et simplette à peu commode et ambiguë

résumé: L’étude du risque est dominée par les scientifiques, les ingénieurs, les économistes et les analystes de décisions. Leurs points de vue se fondent souvent sur le paradigme d’un acteur rationnel. Dans cet exposé, nous résumons l’approche de l’acteur rationnel face au risque et nous examinons les contributions importantes et nuancées de la psychologie, de la sociologie et de l’anthropologie au débat sur le risque. Chaque domaine propose ses propres hypothèses, outils et perspectives, ce qui permet une compréhension enrichie du risque. Pour les analystes des politiques qui travaillent à l’interface science-politique de la recherche sur le littoral, l’utilisation d’une seule approche simplifie excessivement et limite les résultats. En revanche, la prise en compte de toutes les perspectives s’avère peu commode et les conclusions restent ambiguës. Nous concluons l’exposé en présentant des cadres holistiques de gestion des risques qui tiennent compte, bien que maladroitement, des justifications concurrentes relativement aux risques et conduisent à une réaction améliorée face aux risques touchant la côte.

biographie: Kevin Quigley est directeur scientifique du MacEachen Institute for Public Policy and Governance et professeur à l’École d’administration publique de l’Université Dalhousie. Il se spécialise dans la gestion des risques et des crises, la gestion stratégique et la protection des infrastructures essentielles dans le secteur public. M. Quigley a fondé la Critical Infrastructure Protection Initiative, une équipe de recherche interdisciplinaire qui cherche à améliorer la collaboration relativement à la gestion des infrastructures essentielles du Canada. M. Quigley a publié un livre réputé sur les infrastructures essentielles et de nombreux articles dans des revues spécialisées. Son plus récent livre, Too Critical to Fail: How Canada Manages Threats to Critical Infrastructure, a paru en novembre 2017 et a été présélectionné pour le prix Donner.

COMMANDITAIRES PLATINE










COMMANDITAIRES ARGENT









COMMANDITAIRES OR









COMMANDITAIRES BRONZE


HÔTE PARTENAIRE





REFRAICHISSEMENTS